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Titre : Sengoku Densyo 3...
Publie le : 30 / 12 / 2002
Auteur : LKL
Editeur : Playmore
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neogeo


Tout d’abord, résumons un peu la situation : Sengoku Densyo est la seule série de beat em up a succès sur NeoGeo. Ses seuls rivaux furent Burning Fight – classé dans les jeux ‘moyens’ - et Mutation Nation, qui malgré les éloges qui l’auréolèrent à l’époque, ne connut pas séquelle. Nous voici donc devant le troisième opus de Sengoku, un beat’em up qui avait plusieurs points originaux, comme le passage dans une autre dimension en plein milieu d’une baston, ou encore la possibilité de pouvoir changer de forme à la volée. Je dis bien ‘avait’ car, vous allez le voir, l'éditeur a décidé de changer le concept pour quelque chose de plus standard… beaucoup trop standard…

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Le scénario se résume à quelque chose comme ‘Lorsque le danger revient, les héros reviennent tadaaaaaaaaaaa’. L’intro, aussi creuse que le scénario, reste tout de même d’un bon niveau technique, malgré le coté old school très éloigné des délires psychédéliques des KOF…

On appuie donc sur start, et on commence les comparaisons : déjà, exit les changements de formes. En effet, dès le début le jeu nous propose d’incarner différents personnage : Un géant qui se bat avec une poutre en acier, un ninja agile et rapide, un preux chevalier aux cheveux blonds, et enfin une petite ninja très véloce. Tous trois se battent au sabre. Certes un tel panel semble être un bon point, mais finalement, il y avait autant de personnages dans les version 1 et 2 du jeu… Le nombre d’actions réalisables reste quant à lui honnête : on pourra donc donner un coup de sabre (ou de poutre en acier ^_^), un coup de point, sauter, lancer des shuriken et des bombes ou encore déclencher une attaque ninja destructrice !

L’animation elle, a subit un joli lifting : comparable à celle que l'on trouve dans un Real bout, elle donnera à vos chorégraphies macabres une esthétique très appréciable. Hélas, encore une fois, les graphismes auraient pu êtres plus soignés.
Les décors, pour la plupart, sont vides, et les ennemis sans originalité. En parlant d’originalité, ce qui faisait celle des sengoku était le saut dans une autre dimension. On se retrouvait alors face à des monstres mystiques tous droit sorti des légendes des samouraï , accompagnés d’une musique à base de percussions, ce qui donnait une identité, une ambiance propre au jeu.
Les nouveaux développeurs s’en sont hélas débarrassé, de cette identité, et l’on se retrouve avec des combats très linéaires, à l’instar de burning fight. Personnellement je me suis ennuyé ferme par moments, attendant comme le messie ce satané boss.

Enfin, le dernier coté original de la série à avoir disparu est le voyage dans le temps. Sur ce point, Sengoku 2 était véritablement génial : on coupait en deux des soldats de la guerre 39-45 et hop, d’un coup, on devait croiser le fer avec d’authentiques samouraïs. Dans ce nouvel épisode, on se contente de samouraïs humains et mutants, qui, si ils restent sympathiques et très tendres à la découpe, n’offrent pas le même frisson que celui de se prendre une balle de vieux fusil.

En ce qui concerne la piste sonore,les bruitages se révèlent plus que correctes. Quant à la musique, même si elle n’offre pas de thèmes inoubliables, elle est en harmonie avec l’action. Sur ce point d’ailleurs, il est encore une fois dommage que l’éditeur ai choisit des musiques ‘modernes’. Les sengoku proposaient des musiques qui allaient de la mélodie guerrière à des pistes rythmées par des tambours tribaux très ‘samouraïs’ (je n’ai pas d’autres mots pour décrire ce genre de musique).
 
Bref, vous l’aurez tous compris, Sengoku 3 ne m’a pas emballé. Non pas que ce soit un mauvais jeu, non. Mais c’est un usurpateur. Honnêtement, il aurait pu s’appeler n’importe comment, personne n’aurait fait le rapprochement avec les deux premiers Sengoku. En fait, ce jeu me fait plus penser à Warriors of fate de Capcom ou Final Fight 2. C’est dommage, je me voyais déjà en train de me transformer rapidement en ninja pour pouvoir donner des coups de pieds, puis m’envoler soudainement pour me retrouver devant un Nième démon japonais… mais là que dalle. On ne change pas d’époque, on déboîte des ninjas clonés au kilo, on attend la fin… et finalement, lorsque l’on éteint l’écran, on se dit que rien ne nous a fait vibrer, et qu’on va la ressortir, cette bonne vieille cartouche de sengoku 2 ! ^_^.
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